Retour sur Alban Arthan en terre sénone.

Une fois de plus nous avons partagé de beaux moments , le jeune Mabon timide peu à peu reprend force et vigueur au milieu de la nuit forte encore.

Nous avons rendu hommage au puissant Cernunnos, prié les trois Mères , honoré Brigantia .

Lors du voyage aux tambours dans une grotte  , nous avons prié  Ogmios , ressenti au plus profond de nous ce que peut être depuis toujours une grotte pour l’homme, ventre rassurant, au plus près de la Terre Mère , microcosme sacré ou la voute représentait le ciel pour certains jadis . Ce beau voyage  restera gravé en nos coeurs dans les reflets de ce feu symbole de cette lumière fragile et humble qui renait peu à peu.

Un grand merci à toutes et tous et à quelques membres aussi du Collège Druidique des Parisii ( nouveau Foyer Adcs ) venu nous rendre visite et ritualiser avec nous.

Il convient toujours de réaliser l’importance du clan et des liens de fraternité qui nous unissent.

Coeur contre coeur.

 

 

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Solstice d’hiver dans l’Yonne

Point de bascule , la nuit à son apogée va de nouveau céder la place à la lumière renaissante . Peu à peu le jour va grignoter sur l’obscur , l’œuvre au noir de l’hiver .

Promesse lointaine de la douceur, le jeune Mabon va recommencer sa lente ascension.

Mais au solstice d’hiver appelé aussi Alban Arthan ou Yule , la Vieille règne en maîtresse le froid est vif , la terre dure et sombre , les arbres dépouillés oscillent au rythme de la bise glacée.

Mais au sein de la Terre Mère , la vie est la … les graines attendent patiemment, les bulbes qui seront prêts à éclore vers Imbolc , les arbres qui échangent entre eux via les racines , la Vie se tapit au cœur de la Terre Mère sombre pour mieux rejaillir .

Cycles perpétuels .. vie et mort…renaissance ..

 

Dans notre tradition, le solstice prend le nom d’Alban Arthan. Nom gallois qui signifie « lumière de l’hiver », « lumière d’Arthur », « lumière de l’ours ». Ours qui hiberne au Nord de notre cercle, dans le ventre de la Terre, et qui sortira de sa caverne le moment venu.

Alban Arthan, le solstice d’hiver, a lieu chaque année sur la 21e ou la 22e journée de décembre (hémisphère nord).

C’est une fête solaire majeure qui a été célébrée de toute antiquité et au moins depuis le néolithique. Il y a un paradoxe et une grande sagesse à vénérer la nouvelle Lumière lors de la Nuit la plus longue du cycle annuel.

Traditionnellement, le solstice d’hiver est lié au feu : ni à l’exubérance, ni à l’extériorisation, mais à la flamme modeste, la lueur qui brille à couvert.

Célébration qui nous replace vis-à-vis de nous-mêmes, de notre solitude, mais aussi de notre force intérieure et de nos espoirs, et des ressorts cachés de notre être.

Le feu allumé lors du solstice d’hiver est aussi un rappel, un soutien à l’ordre du Monde, et à la course du Soleil. C’est une offrande destinée à nourrir la divinité pour qu’elle entre dans un nouveau cycle de croissance.

Les déités évoquées lors d’Alban Arthan sont, entre autres, les Mères, et Cernunos, Dieu sombre de la régénération.

Il conviendra de cueillir le Gui, planté sacrée chez les Celtes , elle fleurit en hiver et donne des fruits blancs laiteux lumineux comme autant de promesses sur le retour prochain de la clarté.

Par ailleurs nous éteindrons et rallumerons les feux durant le rituel , symbole de passage et de renouveau vers cette période ou le jeune Soleil reprend assurance et luminosité dans le ciel.

Nous célébrerons comme indiqué précédemment le rituel dans la région de Sens en Bourgogne Nord.