Retour sur Alban Elfed en Bourgogne

De la visite du Musée Archéologique de la Ville de Dijon à la promenade vers la fontaine de Jouvence , ces deux jours passés ensemble ont été riche de partages, sourires et joie d’être à nouveau réunis.

La lumière décroit peu à peu , la fraicheur se fait plus vive la nuit, les ombres s’allongent..Temps de recueillement et de réflexions sur ce que nous devons laisser derrière nous. Dernières récoltes avant le froid plus insistant.

La Rigani toute de noir vêtue est entrée dans le cercle afin de prendre et bruler dans le chaudron transformateur , la Vieille qui  interpelle sur nos bilans , que nous reverrons prochainement  lors des fêtes de Samonios.

Cernunos  fut invoqué, loué , prié et remercié aux directions .

C’est toujours un plaisir immense de ritualiser ensemble dans l’esprit chaleureux du clan de Sequana.

Un très grand merci  pour les nombreux invités au regard bienveillant et curieux sur notre Tradition.

Nous nous retrouverons désormais tous avec nos frères et soeurs de l’Assemblée du Chêne et du Sanglier à la fin octobre pour les trois nuits de Samonios.

Publicités

Alban Elfed 2017 en Bourgogne

Alban Elfed, « lumière du rivage », nous prépare à un nouveau passage au gué de l’équilibre retrouvé entre les nuits et les jours. Lentement, accompagnés des ors crépusculaires, nous nous préparons à retourner vers les intériorités de l’être.
Dernière vendanges, dernières récoltes, période de transition, de récapitulation. Qu’avons-nous semé, qu’avons-nous récolté, qu’avons-nous engrangé ?
Les feux de l’action se font discrets, les braises rouges nous rappellent ces anciens feux. Ils ont éclairé, cuit, transformé, brûlé, incendié parfois, et modestement nous contemplons les petits restes, l’œil rouge qui luit dans un lit de cendre. Appel à la lucidité.
Les crépuscules saisonniers sont comme les crépuscules de l’être. Ce sont des moments où, forts de nos acquis, faibles de nos insuffisances, nous nous retrouvons confrontés à la nudité de l’être.
Nous connaissons et préparons les dépouillements à venir. Deuil des apparences.
Aux rivages de la saison sombre apparaissent les fantômes du devenir.

Alban Elfed n’est pas mélancolie, c’est la saine inscription dans les cycles de vie. Nous nous préparons à affronter la saison sombre avec pour viatique les graines et semences qui préparent les semailles à venir. C’est aussi le moment où, encore emplis des chaleurs estivales, nous nous préparons à retourner à l’essentiel. Essence-Ciel, rappel du centre et de la verticalité.
Équilibres à trouver entre mémoire et oubli, entre lumière et ombre, entre le masque et l’acteur.
Nous déposerons dans un coin de notre âme les armes du combat et nous nous envelopperons du manteau noir de la méditation dans la perspective de la grande paix de l’âme.
Au-dehors, les cris, l’agitation, deviennent échos lointains, tandis que les Sages revêtent un habit de brume.


Équilibre, équité, Equi … Cheval, Epona, la grande Mère chevauche à nos côtés, emportant avec Elle ce qui doit passer et adoubant avec Amour ce qui doit Être.
La roue de l’année nous offre sa dynamique et en son sein deux moments d’équilibre, qui sont des moments de suspension. Les équinoxes sont cela, des occasions de nous tourner vers le centre, parce que les nombres sont en équilibre.
Lumière et Ombre, dehors et dedans, dire et entendre, seule la courageuse acceptation de l’être pourra donner sens au chaos apparent.
Ancrés dans la Terre nous y avons tracés des sillons, matrice de futurs potentiels.
Quelle sera notre part ?
Tandis que le Soleil s’amenuise, la Vie se fera offrande à la Mort, transformation et terreau des existences à venir.
Un mot clef : confiance.

Le Bosquet Sequana se retrouvera le 24 septembre dans la région de Dijon à cette occasion .

Grande joie de se revoir tous pour ces prémices du retour vers la saison sombre.